Considération générales sur le vin bio.

Il faut tout d’abord savoir que le label bio n’est en aucun cas infondé. Il est l’objet de contrôles fort sérieux effectués régulièrement par plusieurs instances gouvernementales, européennes et des organismes agréés.

Un vin bio est produit à partir de vignes traitées en agriculture biologique. Pour obtenir ce label AB, pour Agriculture Biologique, les vignes doivent être gérées suivant des critères précis : aucun usage de désherbant chimique ni de produits de traitement de synthèse. La protection du vignoble se fait uniquement avec des produits d’origine naturelle comme le dioxyde de soufre et le sulfate de cuivre, ainsi que des préparations à base de plantes, dans le cas de la biodynamie.

Jusqu’en 2012 le label bio ne s’appliquait pas à l’élaboration du vin, juste au type de traitement des vignes. Désormais, d’après la parution au Journal Officiel de mars 2012, le label s’applique également à la vinification.
L’agriculture biologique est reconnue par la Communauté européenne depuis 1991. Le pays européen offrant le plus de surface de production de vin bio est l’Autriche.

Existent en Allemagne de nombreux organismes de certification bio.
En France en sont dénombrés six, tous agréés par le ministère de l’Agriculture, l’INAO et la DGCCRF. Ces organismes procèdent à des contrôles fréquents et rigoureux ; ceci afin d’assurer au consommateur la qualité « Bio ». En 2013, la législation européenne est toujours en cours de révision et de précision.

Ecocert est un organisme de contrôle. Demeter est un organisme gestionnaire de marque quant à la production et la transformation.

Un confusion est souvent faite entre vin issu de viticulture biologique et vin naturel. Les terres peuvent montrer une surconcentration en cuivre toxique pour le sol même si viticulteur bio est soumis à des chartes privées limitant le kg/hectare de bouillie bordelaise, source de cuivre, comme traitement préventif et curatif contre les ravageurs et les maladies du vin issu de viticulture biologique. La vinification en bio n’étant pas soumise à ces chartes, rien n’interdit d’utiliser des additifs chimiques ou des levures issue de la biotechnologie12.

Le nombre de viticulteurs bio français est sans cesse croissant, plus de 3.000 au moment où nous écrivons ; c’est à la fois parce que l’export de vin bio français se porte bien (70% de la production) et parce que ceux-ci font plus attention à leur propre santé face aux pesticides, fongicides, engrais toxiques.

La biodynamie pousse les critères de qualité de culture et d’élaboration encore plus loin.