La biodynamie a des détracteurs, assez cinglants d’ailleurs… Des personnes, chantres du matérialisme, qui vendent que les planètes sont des cailloux qui tournent en rond autour d’une pile atomique…
Pile atomique, hum… Cailloux… Quant à tourner en rond : lorsque nous savons que notre galaxie se déplace, que le « système », encore une expression matérialiste, solaire se déplace dans celle-ci et que les planètes ont des orbites qui varient quelque peu… Nous voyons que la forme de ces mouvements est loin d’être l’image d’Épinal, de type électrons gravitant autour d’un noyau. Pour les intéressé(e)s, ces mouvements de type « spirales » totalement irrégulières sont appelés des lemniscates.

Comme écrit dans le précédent article sur la biodynamie, le « découvreur » de la biodynamie n’a écrit que quatre livres en tant que tels. Tout ce que nous trouvons, concernant ses vues, sous forme de livres, consiste en des compilations de cycles de conférences. Six mille au total, données dans toute l’Europe. Sténographiées et traduites de l’allemand, donc avec certaines erreurs de tout type, même des contresens. Toutes ces compilations commencent avec un avertissement prévenant de ces éventuelles « coquilles ».
Pour le savoir il faut avoir ouvert au moins une de ces compilations…

L’un des chocs majeurs secouant notre civilisation mondialisée, vient de la friction de deux plaques : l’une matérialiste, fondée sur le paradigme de la science moderne, qui se fait forte de ne considérer que la dimension physique, et n’admet comme lois que celles reproductibles et mesurables. L’autre, allons dire « spiritualiste », qui considère des dimensions supplémentaires, en lien ou pas avec la dimension physique, et qui a du mal à satisfaire les exigences de reproductibilité d’une loi, puisque dans l’univers aucun mouvement ne se reproduit jamais au tel, et que les positions fixes n’existent pas ; et encore moins à satisfaire celles de quantification…
C’est d’ailleurs pourquoi, pour la science moderne, même la psychologie est aux frontières de ce qu’elle reconnait ; puisque pour elle émotions, sentiments sont des données volatiles… Hum… Ne parlons même pas de la psycho-somatique qui est déjà de la « pensée magique ».

L’une considère que l’être humain est un animal, l’autre respecte les règnes, chaque être du règne humain étant d’ailleurs une espèce en soi.
L’une centre tout ou presque dans le cerveau, l’autre non. Juste à titre d’exemple : lorsque nous ressentons une émotion forte, est-ce dans le cerveau ? Ou bien avons-nous la gorge nouée et un choc au plexus solaire ?
L’une ne considère que cinq sens, l’autre au moins douze. Il est en effet difficile de nier le sens de l’équilibre, ainsi que celui d’être un « Moi », etc.
Placez-vous sentiments et volonté dans le cerveau ? Hum…
A propos d’animaux, chez VcommeVin nous les aimons ; et notamment les gorilles ; dont nous entendons dire qu’ils ont un génome à 98 % semblable au nôtre… Avec tout l’amour et le respect que nous devons à ces amis, pourquoi ne récitent-ils donc pas 98 % d’une pièce de Racine ou Molière ?

L’anthroposophie est souvent associée au concept de nouvel âge, d’âge d’or, ou ère du Verseau… Faux ! Steiner était le premier à dire que l’ère du Verseau sera ce que nous en ferons ; ce que nous en faisons dès maintenant. Les choses ne sont pas écrites ; le libre arbitre est de plus en plus présent.
L’astrologie n’est pas là pour prévoir ; les maisons astrologiques n’ont quasiment plus de raison d’être ; le moi humain et son libre-arbitre sont de plus en plus présents.

Cette miraculeuse planète nous a été prêtée ; c’est notre libre-arbitre qui la dégrade, avec tout le vivant qu’elle porte. Aucune déesse, aucun dieu n’est responsable de nos pillages ni déprédations…
La biodynamie, même si ses fondements, spirituels, sont discutés, a au moins l’avantage de bannir les produits toxiques ; engrais et pesticides solubles de tout type. Nos fidèles amies les abeilles aimeraient bien nous voir l’adopter à grande échelle ; nous aussi, tant elles nous aident à polliniser et tant nous aimons leur miel. La biodynamie demande que nous respections leur fonction cirière et que nous leur laissions du miel pour l’hiver !

Alors que les abeilles souffrent de parasitismes mortels venus d’Asie depuis au moins le début des années 80, nous leur infligeons de surcroit des doses de pesticides ultra puissants, essentiellement des nicotinoïdes ; alors qu’il faut le rappeler ce sont elles qui pollinisent plus de 85 % des espèces cultivées !!!
A quelques détails près, c’est l’observance de ces données spirituelles qui fait la différence entre biodynamie et agriculture biologique. La biodynamie va un peu plus loin que la production bio qui entend maintenir ; la biodynamie, comme son nom l’indique, propulse, elle interagit avec le vivant sur le plan des forces, au sens large du terme. Même si tous les producteurs ne suivent pas à la lettre tous les conseils de Steiner, ils s’alignent tous sur les phases lunaires, et respectent l’éviction des synthétiques toxiques.

La biodynamie évite l’épuisement et l’affaissement des sols à cause du labours et d’une exploitation trop intensive, qui ôtent la vie aux sols ainsi que celle de leurs habitants. Elle a recours aux complémentarités entre plantes pour soigner les sols.

L’Esprit de la biodynamie est celui de la ferme vivante, dans son ensemble ; et tendant le plus possible vers l’autonomie, fondée sur la symbiose entre nature et culture. Nous parlons ici du lien entre le paysan et sa terre, opposé au sur productivisme. Nous parlons aussi ici des bases de la vie : l’alimentation vivante et saine des peuples !

Certaines exploitations biodynamiques dépassent le million d’hectares ! Et de récentes statistiques montrent qu’il y a tout de même près de six mille exploitations qui y ont recours dans le monde (2016), dont cinq cents en France.
L’esprit de la biodynamie demande avant tout de respecter toute forme de vivant, la nature en fait. Pas de mutilation d’animaux : cornes, becs… Respect de la diversité animale et végétale; nous avons ici un vaste programme… Adéquation entre les mondes animal et végétal de l’écosystème local.
Elle est contrôlée sérieusement par divers organismes, dont les critères de certification sont plus stricts que ceux de la production bio.

Un domaine de prédilection de la biodynamie est celui de la production de vin.

Il est important de noter que les vins biodynamiques sont très prisés à l’étranger, notamment au Japon et aux États-Unis, dont nous connaissons les stricts critères d’exigence de qualité.
La biodynamie demande le rejet des cuvées « levurées » ou acidifiées ; chaptalisation, « levurage », sulfitage, collage et utilisation d’enzymes sont très dosés. Pour plus d’informations, voir l’article précédent sur la biodynamie.

De grands domaines en Alsace, Provence, Bourgogne, pays de Loire, vallée du Rhône ont adopté la biodynamie depuis des années. Le plus grand spécialiste mondial des vins, Robert Parker, conduisant lui même une production biodynamique en Oregon, reconnait à nombre de vins produits en biodynamie une qualité supérieure. Il n’est pas le seul expert à leur reconnaître ce plus.

Pour en savoir plus sur les domaines fidèles à la biodynamie sur vcommevin : Eydins, Soufrandière, Vacheron, Romanin, Beaucastel, Marcoux.

Happy biodynamy !